Combien de vies gâchées pour payer un loyer ? Combien de temps perdu, de liberté souillée… et combien s’épanouissent quand tant d’entre eux croupissent, suffoquant tant bien que mal de l’air climatisé. J’en fais des kilomètres au fin fond de ma tête quand mon cul reste vissé sur ce fauteuil Hi Tech, je l’incline je le baisse je tire toutes les manettes pour voyager en paix sur mon beau destrier monté sur cinq roulettes. Un écran sous Windows comme abstraction du vide que mes yeux fixent, livides, sans même le regarder, quand l’esprit lâche du leste pour pouvoir s’envoler, vers des cieux toujours bleus où jamais il ne pleut… Où l’on ne connait rien du travail… J’en appèle à la nonchalance, au mépris des fausses valeurs asservissantes, à la désinvolture et au jemenfoutisme.

A regarder vos chefs avec le sourire, de celui qui jamais ne s’laissera avilir. Que vous n’êtes pas dupes de ce monde hypocrite. Que nous ne sommes que pions au milieu de leurs enjeux… Que nos vies se dessinent en conseil d’administration où la croissance assassine morale et émotions. Oppressions bancaires, tortures sociales, crimes économiques… Des flics dans les cours d’écoles mais libre court aux marchés, c’est le cours de la bourse qui sera notre courroux. Notre ennemi n’est pas l’étranger ou le différent, mais tous ceux qui nous cachent ce qui se passe vraiment.