1500 flics autour d’un stade…
1500 flics autour d’un stade, et pas un pour empêcher un pauvre type de se faire battre à mort. Si on ne peut pas remettre en cause la connerie des agresseurs, les intentions de la police, elles, laissent planer le doute.
Le tintamarre médiatique ne sert surement pas le bon sens et la raison, ministère de l’intérieur et préfet n’ont fait que rajouter de l’huile sur le feu déjà déclaré des frustrations haineuses de groupes de gens qui n’ont jamais su mettre mesure et intelligence au cœur de leur réflexion. Entre passion, frustration et stupidité.
N’en sors renforcée que l’image du supporter violent, assoiffé de sang, menace pour le bon français paisiblement muet en ces temps de crise. Décrédibilisation des mouvements ultras, minorité différente et dérangeante qui n’entre pas dans le schéma spectateurs/consommateurs, éventuel frein à une logique économique qui ambitionne de prendre possession de ces virages insoumis et insolents.
La violence est sociétale, ce n’est pas un problème isolé à quelques individualités marginales, la violence est sociale et quotidienne. Le hooligan n’en est que le symbole médiatiquement visible et théatralisable, à grand renfort de caméra et d’informations à scandale, cible parfaite et incontestable du tout répressif qui s’installe.
1500 flics dans un stade… 20 agresseurs, 3 arrestations, un homme entre la vie et la mort. L’équation a ce quelque chose d’absurde, révélateur d’un réel dysfonctionnement au sein des forces de sécurité.
1500 flics dans un stade, et pas un sous la tribune G, mais ou étaient ils donc tous passés?



