Écrire sa rage de souffrir, son envie d’en finir, écrire, pour un cœur qui chavire, pour retrouver le sourire, écrire, écrire à en mourir, écrire pour travestir une vérité qui tire au flan des satyres, écrire, des vers de cachemire pour le temps d’un soupir pouvoir croire en l’avenir. Écrire, pour mieux ressentir, pour éviter le pire, pour se permettre de dire ce qu’on n’oserait gémir. Écrire, écrire pour définir, écrire pour en rire, écrire, pour bâtir un empire aux barrières de saphir ou rêves et délires permettent de s’enfuir, écrire, écrire pour grandir, écrire pour adoucir les angles qui s’étirent. Écrire pour mentir, écrire pour nourrir des idées à construire, écrire, pour prêcher le martyr, écrire comme l’on tire juste et sans faillir sur les âmes à maudire dans notre ligne de mire, écrire pour salir, pour soulever des menhirs. Écrire, comme une lettre à élire la reine des lettres à lire. Écrire. A en mourir.