
La Sidération
Stupeur. Alors que mon OM 2012-2013 caracole en tête de la Ligue 1, que Neymar et Eden Hazard enflamme ma coupe d’Europe virtuelle des coachs du dimanche, bref, alors que j’excelle dans ma partie de Football Manager 2010, soudain, mon écran se strille de fines diagonales rouges… Le choc durera plusieurs secondes, jusqu’à ce qu’un clignotement inquiétant vienne me confirmer mes pires effrois. Il est en train de me lâcher.
Le déni
Mais non, il peut pas, il a pas le droit. Me laisser seul comme ça, interrompre sans crier gare un OM-Lille des plus fameux… Mais c’est pas possible, je vais rebooter ca va musser, allez c’est qu’un mauvais rêve… Il va pas me lâcher là maintenant, 4 ans après. Avec son hygiène de vie il aurait du finir centenaire, la bombe à air comprimée anti poussière, les lingettes nettoyantes sans solvant…
La colère
Non mais forcément faut qu’il me plante maintenant. Tu parles, ça vaut le coup d’en prendre soin. Tu comptes sur lui, tu lui bichonnes un Ubuntu personnalisé à souhait, adapté à toutes ces caractéristiques, tu lui donnes tout l’amour qu’un homme peut donner et voilà… Cet enfoiré me lâche en plein match important. Je fais comment moi maintenant? je joue à la marelle? je surfe avec mon n95? On peut vraiment pas compter sur des composants électriques.
L’abattement
On avais tout fait tous les deux, et il me laisse seul. Comment je vais me relever? Compiz et les merveilles du monde libre, c’était avec lui. Les nuits sur FM en réseau, c’était avec lui. Il était le reposoir naturel de mes doigts fins qui s’agitaient, en harmonie avec les plastiques qualiteux taïwanais. Il était l’Outil, comme Néo est l’Élu, avec une dalle en 1640*1050 pour un 15”4.
La résignation
De toute façon fallait s’y attendre. 4 ans d’efforts quotidiens, sortir du sac, ouvrir, replier, remettre dans le sac, trimballer etc. Ca use. Même les plus robustes et méritants. Même les G-Force 7600. Il en a vue de la bande passante et de la bidouille, de l’aptget, et même des ghosts de partitions avec Partimage. Ce n’était pas mon tout premier, j’ai connu avant d’autres conquêtes, mais je dois bien l’admettre… c’était ma plus belle histoire.
L’acceptation
Pffff voilà ça devait arriver et c’est arrivé. Il faut bien admettre que je ne l’ai pas épargné, faut dire que je lui en ai demandé des choses. Sans arrêt, il fallait que je sache, que je suive cette actualité débordante des nouvelles technologies et tout cette activité commerciale et mensongère qui s’en suit. j’étais exigent, il ne me décevait pas, lui, avec ses 2Go de RAM. Ne retenons que les bons moments, et qui sait dans quelques jours, arriverais je peut être à l’oublier, avec dans mes bras un Vaio taillé sur mesure.
