Je ne suis pas une exception, je suis la masse et mes champignons.
Je croyais maitriser le verbe, être cultivé, je ne suis qu’anal-phabète, sans diabète (?), prétentieux en chaussettes trouées. Les orteils qui dépassent dévoilant la crasse de mon intimité, de pilosité en mycosité, la peau arrachée et les ongles rongés d’ennuis dans des chaussures trop serrées, bien à l’ombre sous le bureau de mes lamentations. Se tourner vers dieu pharmacien et ses labos en bourse, apaiser mon malaise de crèmes et de foutre, et combler mon ignorance par le vide de l’appartenance. Homéopathie intellectuelle, surtout pas trop d’un coup, procédons par petites touches, ménageons mes méninges, du vaccin la souche est dans le sang des singes. Élevage industriel entre nos doigts de pieds, notre liberté coincée dans de trop chers souliers, vernis et éclatants mais beaucoup trop serrés. Cultive l’âme et la terre ou crève dans ton vomis, consommateur pourri, gavé de Vache Qui Rit, Patchamama te nourrit mais n’aura bientôt plus la force de supporter ta merde et ton mépris.
Canicule et Mafia
Le soleil au zénith, pour un coup de soleil sur la chauvitude innocente du ministre des finances. Coup de chaud sur le crâne de tout les amalgames, pouvoirs publics, fortunes privées, la belle éthique à l’UMP, la république des friqués. Une Mafia à la Présidence, des médias en décadences, les procureurs sont dans la danse, tout le monde dans la connivence, vous y gouterez si vous savez garder silence et confidences.
Pour quelques enveloppes de papier craft.
“Mais où est le scandale?” S’insurgent, pauvres victimes, les généreux généraux de notre gouvernement. “Ils font le jeu du FN” clament ils pour défendre l’image du politique qu’ils prennent soin d’écorner par leur comportement. Des petits arrangements entre grandes fortunes, un investissement pour un détournement, occulte financement? plus malin des placements, une enveloppe qui glisse dans la poche d’un ministre, maladresse de comtesse, bon pour un compte en suisse. Mais ou est le scandale? Des sommes inconcevables à l’échelle du commun des mortels… Un petit peu d’argent de poche pour coller des affiches…
Woerth, Bertrand, Coppé, Chatel, Lefebvre, Wauqiez… Tous dans le même panier, mélangé au public, mélangé au privé, menteurs usurpateurs républicides, aux discours tronqués de toute honnêteté, sous le portrait narquois, d’un Poutine sans brillantine, roi régnant sur les Francs aux amis tout puissants, industriels, et même procureur, aristocratie de marchands sans franchise ni sentiments. Un coup de main entre amis dans le riche monde des sans valeurs, tout aussi insultant que le prix d’un footballeur.
Solutions locales pour un désordre global
S’il n’apprendra pas grand chose de nouveau à qui s’est déjà intéressé au monde qui l’entoure et à l’avenir de la société industrielle telle qu’on la connait, le documentaire de Coline Serreau a le mérite d’aller plus loin dans la réflexion que ses homologues Home ou Le Monde Selon Monsanto. Il apporte une multiplicité des témoignages (de qualité) et des exemple sur les ravages de la mal nommée “Révolution Verte”, et propose des solutions alternatives à l’hégémonie impitoyable et destructrice des multinationales toutes puissantes

Oui, cultiver son propre potager est devenu un acte citoyen de résistance, en ce jour où quelques individus s’approprient, brevètent et commercialisent le vivant et tout ce que le nature à créer jusqu’à le détruire. C’est l’heure de l’arche de Noé, pour notre santé, pour la bio-diversité, contre le tout marché. L’Homme en est capable.
De retour parmis eux.
Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris autant de recul sur ce grand tout communiquant, par la force des choses, je n’ai suivi que de loin les buzz, les grands communautaires et autres geekeries indigestes, ni Facebook, ni Twitter pour me rattacher à ce monde qui tourne, qui tourne, oui, oui, à la folie… On en meurt pas, j’en suis la preuve même. On peut décrocher sans vraiment trembler de cette masse informelle informationnelle, c’est aussi ce qui fera que dans quelque jours déjà, j’y aurais remis le pieds, comme au fin fond des entrailles de la civilisation consumériste. Twittez moi l’amour du monde, et je ferais tourner l’info, sur mon nouveau Vaio.
VPCF11Z1E qu’il s’appelle de son petit nom, ca fait tout de suite sexy hein?
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Ca donne de quoi surfer à la Kelly Slater, Full HD, Intel core i7, 8Go de DDR3… L’embarcation parfaite repartir sur les flots déchainés d’une actualité qui vire petit à petit au chaos généralisé… Allez brule ta Grèce, puisqu’on en s’engraisse sur ses dettes, préparez vous petits européens, à resserrer vos ceintures, craignez donc les marchés financiers, investisseurs d’ailleurs qui ne rentrent plus dans leurs jeans, décideurs du destin de millions d’êtres humains…
Pour quelques dollars de plus…
Le scandaleux outrage sur 20minutes. Qui sont ceux qui font le plus de la mal à la France? Quand le drapeau n’appartient plus qu’aux grands capitaux, qui n’hésitent pourtant pas à délocaliser en Asie pour satisfaire des actionnaires américains. Vive la France, et la liberté!
Downloading’s the same as what I used to do – I used to tape the charts of the songs I liked [off the radio]. I don’t mind it. I hate all these big, silly rock stars who moan – at least they’re fuckin’ downloading your music, you cunt, and paying attention, know what I mean? You should fuckin’ appreciate that – what are you moaning about? You’ve got fuckin’ five big houses, so shut up.
– Liam Gallagher (via saezlive) Via BlatLes chaises musicales
La grande mascarade, le jeu des chaises musicales, on change de place mais pas de sale face, tantôt le budget, tantôt le travail, les mêmes issus du sérail des grandes écoles nationales, ministres clonés génétiquement adaptés au léchage de fion ou à la trahison, qu’importe l’opinion tant qu’il y a l’ambition.
La grande mascarade, le tour de passe-passe, le leurre à se foutre au cul, l’oreille qui entend vaguement mais qui fais semblant, n’écoutant pas réellement les plaintes des gens… Toujours. Encore. Carriéristes sans merci au service de leur petite gueule, aux idéologies baladeuses, sans d’autres convictions que de crever le plafond, en gardant les dents bien plantées dans le gazon.



