Une crise. Le terreau fertile à toutes les mauvaises herbes, azoté à souhait de craintes ego-régressives baignant dans l’engrais d’un racisme latent. L’expression même de réflexions raccourcies issues du traditionnel mariage des frustrations animales et de l’ignorance des incultes.
La gabegie économique d’un système basé sur l’irresponsabilité individuelle et le non sens collectif catalyse les comportements haineux consistant à montrer les crocs dès que l’on craint pour le contenu de sa gamelle, à se sentir menacer dès que le voisin affamé lorgne sur nos croquettes enrichies en oligo-éléments indispensables pour une alimentation saine et un beau poil soyeux. Et que le bâtard d’étranger daigne bien crever de faim sans rechigner, de l’autre coté de la barrière, la bave aux lèvres. Qu’on ne tienne surtout pas compte, mesdames messieurs occidentaux supérieurs et élus par dieu le père (le vrai, le nôtre), de la colère qui monte dans ses yeux envieux, quand il se rend compte que ses croquettes sont fabriquées à partir des matières premières que l’on continue de lui voler en toute impunité.
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