Saez - Ma petite couturière (5 Mai 2010, Zénith de Paris, enregistrement SaezLive)
Du 18 au 23 Avril, Désinvolt consacre sa semaine à Damien Saez, à l’occasion de la sortie de J’accuse son 6ème album.
A nouvel album, nouveau site, le SaezLive nouveau débarque dans nos navigateurs pour fêter la sortie de J’accuse.
Could I get some Behance ♥, please?
Aux agneaux égorgés au loin,
Le chant du coq dans le lointain
A l’orée des grands champs de blés
L’humanité les poings liés
Scotché à la lisière du bois
Petit poucet cherche pourquoi
Ses parents ont capitulé
Aux grands vents des communicants
De tous nos temples les églises
n’ont plus le grand des cathédrales
Au temps des arna-chitectures
Et des lances pierres contre les murs
Les sacs de billes ont pris le large
Et les amours au coin des griffes
Toutes ces choses d’autrefois
Putain je ne vois plus la rive
Puisqu’il faut accepter du temps
L’évolution toujours plus bas
Au vulgaire des concessionnaires
Des libertés pour nos enfants
Il sera équipé c’est sûr
Pour parler à la terre entière
Mais n’aura rien à dire bien sûr
Que ce qu’il voit sur les écrans
Certains, les plus bourgeois, toujours,
seront savoir garder leur plume
Quand le peuple verra ses ailes
blessées sous le coup de l’enclume
C’est fini le temps des instruits
Le temps des populaires aussi
Fini le temps des littéraires
Au dessus des comptes bancaires
Et des lilas dans les bouquets
Oublié le temps des muguets
Je ne vois que les chrysanthèmes
Des orthographes dans les poèmes
Fini les latines, les Racines
Au bon dos de nos origines
Fini la parole sacrée
Bonjour la parole au plus con
Fini les « ni bon dieu ni maître »
L’heure est au client du paraître
Fini le temps de nos jeunesses
Fini le chant des rossignols
Fini « Salut à toi, mon frère »
L’heure est au champs des électrons
Abonnez-vous peuple de cons
Par satellites à d’autres cons
A chacun son bon mot bien sûr
Au libre échange du néant
Sûr c’est la liberté d’expression
Sûr c’est la liberté d’être con
La liberté d’être ignorant
Tous égaux dans le carnaval
Je sais mon ami, ca fait mal
Pour clamer à tous les faubourgs,
Surtout à tous les râteliers
Nos faiblesses et puis nos discours
Sur nos tristes identités
Salut à toi, frère de faubourg
Salut à toi, le bérurier
Salut à toi, frère de banlieue
Toi qu’on voudrait laisser pourrir
Dans le ghetto des consommants
Dans le ghetto des illettrés
Salut à toi, femme au combat
Toi dont la lutte a pris la rouille
Comment te dire mais de nos jours,
Oui, les féministes manquent de couilles
Salut mon étoile au loin
L’illuminé de nos chemins
S’éclairera bientôt je sais,
Si l’on n’en perd pas le parfum
Vigilances à tous nos esprits
Et feu de tous nos journalismes
Puisque toujours il faut combattre
Des nouveaux temples, les fascismes.
Texte de Damien Saez (Ce soir ou jamais France3 du 9/03/2010)
Merci à Cerise de SaezLive pour la transcription.







