Un cri du coeur

A l’instar de mon poids et de mon temps perdu, la pertinence des mes abracadabrantes arabesques est toute relative à la qualité de lecture de l’oeil qui en est témoin.

En conscience, et devant l’ensemble impersonnel et irresponsabilisé des net-addicts libres, je déclare solennellement au monde mon mépris justifié et incontestable de ses institutions, mon dégout le plus formel des organisations auto-proclamées régulatrices des flux de valeurs inhumaines.

Au demeurant, j’affirme, haut et fort, je crie du plus profond de mon coeur:

VA TE FAIRE FOUTRE MONDE DE MERDE

Il n’y a plus beau ciel bleu qu’après la tempête

Ce qu’il manque aujourd’hui, c’est le regard lucide et clair de l’Homme sur sa quête éternelle, le recul philosophe sur le chemin parcouru, la vision scientifique sur le chemin à parcourir, la raison en symbiose de la fantaisie d’être et de créer.

Il n’y a plus sain repos que le calme post-apocalyptique, il n’y a plus beau ciel bleu qu’après la tempête, quand les terres fertiles se découvrent au soleil, balayées par les vents d’une force séculaire, celle de l’Homme qui veut croire à la bonté des autres et à sa propre force.

Et même la pluie se fait belle après la sécheresse… L’Espoir à nouveau, la renaissance de l’Homme et de sa Destiné.

Cette droite qui nous gouverne

Cette droite qui nous gouverne, en France, en Europe, dans le monde entier, au fil des ans, nous laisse un bilan… accablant.

L’insécurité s’étend malgré les lois sécuritaires. L’Etat Policier mis en place n’a aucune légitimité, il ne protège pas son peuple, mais l’argent des ses puissants.

L’aristocratie banquière et financière, pourtant coupable, se gave sur l’effort de crise porté à bout de bras par le citoyen. C’est de la délinquance, sans aucun doute, de l’injustice, la Dictature des marchés. Les acteurs de la bourse déshumanisent en chiffres les souffrances sociales, en toute impunité. Ils ne subissent aucune conséquences de leurs actes, ils spéculent sans scrupules, exploitant des richesses qu’ils n’ont pas créées, sans y apporter de valeur ajoutée, pillage en règle des valeurs de travail trônant pourtant sur leur étendard hypocrite.

Climat pré-éléctorale, l’ambiance évolue, s’envenime. Les dérapages se multiplient, racisme, homophobie, la crise permet toutes les inepties, tous les populismes. Extorsion d’opinion par un pourrissage systématique des débats. Quand aucune mesure n’a réellement été prise pour se prévenir des risques de récidive des marchés, on préfère pointer du doigts les musulmans, pourtant majoritairement intégrés et non-pratiquants en France, les gitans, les “bougnoules” et les “manouches” pour parler avec l’accent de l’ère du temps.

La droite Française est coupable de détourner l’opinion des vrais problèmes pour protéger son statut de grande gouvernante fortunée pour les fortunés, corrompu de tous les lobbys du monde. Santé, Education, Sécurité sacrifiées sur l’autel de la croissance et des profits qui ne profiteront qu’à cette poignée de privilégiés proche de la petite famille de l’UMP.

Qu’il fait bon préter son yacht au président…

FN, UMP, la droite ne peut plus se déguiser, elle vient elle même de se démasquer, archaïque, haineuse. Définitivement égocentrée et radicalement matérialiste.

Fracassé sur le tombeau doré d’une croissance encore fumante

Dans le Laguna break France Info déroule le fil d’une morosité accablante. La mine déconfite du cadre autrefois dynamique s’obscurcit à mesure que les hectomètres de bitume le rapproche de son placard en aluminium brossé, entre les bruyantes imprimantes et la machine Selecta au brouhaha de réflexions aussi douteuses que son jus de chaussette.
Ca fait longtemps déjà que l’autoradio a perdu l’habitude des bonnes nouvelles, ou même du swing d’un morceaux de musique devenu trop loin souvenir, quand l’insouciance laissait encore une porte ouverte à l’envie d’y croire.
Les radars automatiques s’enchainent sur les rives d’un périphérique saturé d’aigreur et de gaz d’échappement. Tout semble lui échapper, comme une fuite en avant à la vertigineuse vitesse du temps. Connait il vraiment ces deux enfants? et sa femme, a t elle pris un amant? Ce sourire récent comme si elle, elle y avait repris gout. Les doux rêves d’une famille, un joli domicile dans un quartier tranquille, un bout de jardin et un petit chien… Équilibre fragile, vouée à la rupture, sous l’influence malveillante des fluctuations mercantiles. Il ne lui manquait pas grand chose, pas grand chose pour être heureux… Aujourd’hui à genoux, fracassé sur le tombeau doré d’une croissance encore fumante. Il ne pense plus qu’à sauter… et enfin la légereté… la liberté.

Journalisme, j’écris ton nom

A l’heure de Twitter, du mass-média, du tout images et de l’écran roi, la priorité n’est plus d’informer mais d’attirer à soi la quantité de voyeurs, au détriment de la qualité d’analyse. On fabrique un évènement, en démonte un autre, on brasse du vent évidemment, dans le sens des annonceurs. Les diffuseurs eux, appartiennent aux puissants, et servent les puissants. Les réseaux, quels qu’ils soient, doivent être sous contrôle, sous l’emprise douanière du bien pensant et des cerbères lieutenants de la République bancaire. Les flux doivent être contenus, à tout prix, en tout sens.

On accorde l’information sur le mi bémol du violon, la corde mielleuse de l’émotion et du touche au coeur par la peur. L’accident devient l’évènement, à en oublier qu’il n’est que conséquence d’un dérèglement. De l’accroche, il faut soigner l’approche et se remplir les poches. Le contenu, doit il nécessairement être lu? L’important? Que le logo du partenaire ait accroché la rétine que le lecteur, con comme une carpe, morde à l’hameçon des illusions, appâté par la une et dompté par la pub.

Ne pas s’aventurer à éclaircir les points de vue, se contenter d’obscurcir les doutes. L’information ne doit pas ébranler la soumission et l’infantilisation.

Ne nous méprenons pas, Wauquiez nous méprise.

Dans la stimulation calculée de nos individualisme, dans cet élan de haine, dans cet acharnement à opposer les français aux français, marquant de l’empreinte de Machiavel le sourire perfide de Jean-François Coppé et les poignées de mains hypocrites d’un président en campagne plutôt qu’au travail.

Hortefeux, Guéant, après le bulldog mal éduqué et le berger allemand discipliné et soumis, c’est au tour du caniche d’aboyer. Wauqiez fait ouaf de tout bois, et les droites de tous poils reprennent en coeur, le bichon Lefebvre ne va pas tarder à pointer son nez sous le portail de fer forgé, quand la chienne de la voisine du front d’en face agite déjà la queue en bavant d’impatience.

Une horde de klébars, enragés d’ambitions et assoiffés du pouvoir des riches pour les riches, qui n’ont plus pour moral que le puits sans fond du vide où se perdent à jamais les idéaux humanistes et sociaux des Lumières de Jadis, confinés désormais dans un chapitre de quatre pages, dans un manuel d’histoire colorié aux goûts qu’ils veulent leur donner. A genou devant les grandes fortunes pour un nonos à ronger, à 21K€ mensuel.

Ne nous méprenons pas, Wauquiez nous méprise.